Publié le 5 février 2020 Mis à jour le 5 février 2020
le 15 janvier 2020

Cette semaine de formation à la recherche action se déroulera à Fortaleza, du 30 mars au 4 avril 2020. Candidatures des étudiant.es uniquement en master au plus tard le 15/01/2020.

Présentation

Les troisièmes rencontres de l’Ecole d’été «Violence envilleet action publique: regards croisés Amérique latine-France», organisées par l’Université Fédérale du Ceará à Fortaleza (Laboratoire d’Etude de la Violence) et l’IRD seront réalisées sur le campus de l’UFC à Fortaleza du 30 mars au 4 avril 2020. Cette école réunit différents groupes académiques et universitaires, collectivités territoriales et acteurs qui promeuvent l’action publique, dans une volonté d’élaboration de perspectives, d’objectifs et de regards croisés afin d’aborder les questions liées à la violence urbaine et territoriale. Cette troisième Ecole donne suite aux travaux et réflexions avancés en amont durant les deux écoles précédentes, à Bondy en mai 2018,et à Medellín en avril 2019.

 

Objectif général

Analyser certaines questions liées à la violence territoriale dans le contexte de Fortaleza, grâce à des ateliers de terrain et à la construction d’une réflexion commune à partir de ces observations. Celle-ci est enrichie par le partage des expériences et des pratiques développées par des chercheurs, professionnels et responsables publics de divers horizons, de même que par les communautés locales et institutions nationales, pour construire de manière collaborative des visions croisées de l’action publique entre la France et l’Amérique latine.

 

Objectifs spécifiques

- Former des étudiants de masters et doctorats, éventuellement des professionnels étatiques et des organisations civiles, aux questions et approches de recherche qui rendent compte des rapports de violence dans l’espace urbain brésilien, latino-américain et français.
-Établir un espace de réflexion collégial propice à la construction de savoirs en partenariat,à travers une vision commune des expériences empiriques et de recherche, réalisées par les chercheurs, les professionnels, les habitants, les communautés, les experts, les organisations étatiques et ONGs qui participent aux échanges et activités de terrain.
 

Organisation

Cette édition de l’Ecole d’Eté cherche à approfondir les réalités de la violence en ville en lien avec les actions publiques et privées d’aménagement à partir du terrain. Elle adopte une approche multidisciplinaire, aussi bien avec des universitaires de diverses disciplines des sciences sociales, que des acteurs de différents types d’institutions qu’elles soient issues de la population, des quartiers, de la municipalité (Prefeitura), ou de l’Etat du Ceará.
Elle choisit un thème d’étude général de départ, « Mémoires, inégalités et restructurations urbaines ». Celui-ci sera abordé dans différents types de quartiers soumis à des régimes de violence divers, et qui permet ainsi une comparaison de la variétédes situations en présence.
Quatre types de quartiers ont été identifiés. Ils ont connu des trajectoires diverses et des interventions différenciées, où les disputes territoriales, la compétition pour l’espace (ne serait-ce qu’entre les usages des habitants et certaines politiques publiques, de relogement parexemple), les luttes pour le quartier, la présence de l’Etat ou d’acteurs sociaux ont pris des formes variées. L’entrée sur les terrains se fera à partir des différentes institutions sur place avec qui des contacts ont déjà été établis.

Ces ateliers auront lieu dans :
1) une des favelas les plus anciennes de Fortaleza (de la fin des années 50, années 60), en position littorale (à l’ouest du centre), peuplée par une migration venant de l’intérieur de l’Etat du Ceará, avec aujourd’hui une importante population de pêcheurs. Elle fut plus violente qu’à l’heure actuelle. Aujourd’hui elle fait l’objet de restructurations urbaines.

2) un autre quartier littoral (à l’est de la ville), près du port, peuplé également en partie depêcheurs, qui date des années 60-70. Son peuplement résulte plus de transferts de population à l’intérieur de la ville, suite en particulier à l’éviction de Mora Brasil (quartier de prostitution, zone grise, etc.).De très importantes restructurations urbaines y ont eu lieu (cf.plan en damier, place centrale avec la police, une des meilleures écoles de la ville, etc.).

3) en périphérie sud, un troisième terrain est localisé sur une anciennedécharge, qui fit l’identité du quartier dès sa création dans les années 70. C’est également le quartier d’origine du GDE (Guardiões do Estado), bien qu’il ne contrôle plus cette portion de territoire, qui s’est formé dans le Conjunto Palmeiras dans les années 2010. Il y existe une tradition de lutte pour la préservation des populations sur place. C’est là que fut créé le Banco Palmas (expérience d’économie solidaire) en 1998. D’où l’importance également des expériences citoyennes, de la préservation des droits, du militantisme, etc. C’est là qu’a été implanté en 2014 unCentre Urbain de Culture, Art, Sciences et Sport -Cuca (dans le cadre d’une politique culturelle dans les espaces les plus défavorisés de la ville).

4) le quatrième lieu, en périphérie sud-ouest de la ville, était à l’origine un lieu de terreiros d’umbanda (on pouvait jouer des tambours sans gêner personne). Quartier stigmatisé par la violence, c’est également un laboratoire d’expériences de sécurité publique: les Femmes pour la paix, expériences de Rondes de quartiers (de pâtésde maisons), de Réseaux de développement durable du quartier avec implication des jeunes dans les politiques de sécurité publique, etc.

Le travail alternera contextualisation des situations de violence àFortaleza et au-delà (le premier jour), des ateliers de terrain, où chaque groupe constitué d’étudiants et d’encadrants approfondira les réalités d’un seul terrain, et des ateliers de mises en commun et de constructions d’analyses comparées. Ceux-ci seront des espaces de dialogue et d’analyse comparative, à partir des expériences et des pratiques identifiées sur le terrain, qui seront mis en perspective et problématisés. Ils viseront le cas échéant à faire des propositions en commun sur les différents terrains ou thèmes qui seront abordés.
En filigrane, il est proposé d’aborder les questions générales suivantes, transversales à tous les groupes : Pourquoi se produisent les actes deviolence en ville et comment les aborder ? Quelles actions doivent être mises en place afin de garantir la non répétition de ces formes de violence? Quelle est la relation entre les dynamiques globales –sociales, politiques,économiques et technologiques –et les formes de violence locales? A cela s’ajoute une série de questions orientées par chaque groupe en accord avec les activités établies dans l’agenda.
La programmation des terrains comprend une série de rencontresafin de dialoguer des expériences et pratiques de violence répertoriées lors des ateliers, des courtes conférences et du travail de terrain avec la participation des communautés, organisations étatiques, chercheurs nationaux et internationaux. L’Ecole d’Eté se clôturera par une restitution dans un lieu public de la ville en présence également des différents acteurs et membres de la société civile impliqués.

 

Inscriptions

Pour votre dossier de candidature, qui est destiné uniquement aux étudiants de Masters souhaitant participer à cet évènement, veuillez le télécharger ici.

Les dossiers sont à renvoyer complétés au plus tard le 15 janvier, pour une réponse fin janvier.

Pour toute demande de précision, merci de vous adresser au courriel figurant sur le dossier de candidature. Une réponse vous sera apportée dans les plus bref délais.

L'intégralité du déplacement (vol/hébergement/transports sur place et restauration) est pris en charge par les partenaires porteurs du projet : Institut de Recherche pour le Développement, Agence Française du Développement et Université Lumière Lyon 2.
 

Partenaires et organisateurs

Les organisateurs de l'édition de cette année sont Jérôme Tadié (IRD URMIS) et Tiphaine Duriez (ULL2 LADEC).
Institut de Recherche pour le développement, Agence Française du Développement, Université Lumière Lyon 2, Université du Céara, Gouvernement du Céara, Mairie de Fortaleza, Université Nationale de Colombie (sede Medellín), Université Pontificia du Pérou, Université de Sao Paulo, Mairie de Bondy

Informations pratiques

Date(s)

le 15 janvier 2020